la quête des Autres.

Bien évidemment cette fin provisoire n'est pas l'essentiel ni le propos [quoique] mais...

Fin provisoire (réservé aux personnes larges d’esprit)

L’aube approche. Le jour naissant commence à s’infiltrer à travers les fissures des parois, il nous faut retourner au manteau d’obscurité qui nous enveloppe. Sous les doigts, l’absence de la peau aimée se fait cruellement sentir, et la tempête de ses cheveux. Un soupir reste accroché aux lèvres. Les yeux et la brume qui embue le regard ont soif de la lumière dont ils sont privés. Ah ! Les pièges que tend l’imagination... Dans la torpeur du demi-sommeil, ses cuisses étaient une écharpe de soie contre les joues et une douce prison pour la taille. Debout, la chevauchée du désir s’achevait, après un bref sursis, dans une chute humide et commune. Après, il n’existait plus d’autre dette que celle que l’on avait contractée envers soi-même. Ô, l’envie de se tremper sous cette pluie-là, en elle de se rassasier et d’elle ne jamais tarir la soif.

Le jour se lève, dans la certitude qu’il n’y aura pas de meilleure photo-souvenir que celle que j’ai prise avec mes propres mains et mes propres lèvres, pas de meilleur enregistrement ni de meilleure vidéo que ceux de la naissance de ses râles et de ses gémissements, pas de plus belle musique ou de plus beau portrait que ceux de nos peaux confondues, pas de meilleures interviews que celle de nos corps...

Une Autre Communication ? Une Autre Information ? Un Autre Art ? Une Autre Culture ? Une Autre Campagne ? Mais bon sang, qui peut bien avoir de tels projets ?

On frappe à la porte d’un nouveau jour. La silhouette obscure noue ses bottes et contient l’envie. Il faut poursuivre sa route, aller écouter encore...

De l’Autre Tlaxcala.
SupMarcos.
Mexique, février 2006.