"Le jour où Edgar mourut, personne ne s'en aperçut. Seule Mlle Clapeau le vit s'effondrer à la sortie de la station du métro Saint Paul. Comme il ressuscita aussitôt, elle ne se rendit compte de rien. Edgar se redressa, et s'appuya contr ele mur de carrelage blanc. Bien que souffrant fortement de la tête et du genou, il se sentait aérien. Une certaine lourdeur l'avait quitté au moment où il s'était relevé. Il se demanda à qui appartenait le dossier éparpillé autour de lui, quelques feuillets montaient, emportés par les marches de l'escalier mécanique, avec trois poireaux et des pommes de terre. N'aimant pas les poireaux, il conclut que le dossier n'était pas à lui. C'était lumineux, aussi lumineux qu'il était soudain léger."

Claude Ponti

Pas lu ses autres romans, mais je me mets à table en espérant la régalade ,si c'est aussi chouette que le poussin Blaise et autre Okilélé...

Dire qu'il y a des enfants qui ne connaissent pas Ponti...
Qu'on les oblige peut être, à manger des poireaux.