LUX

vide poches, tiroirs, caboches

16.12.05

(...)

"C'est aujourd'hui dimanche,
Tiens ma jolie maman,
Voici des roses blanches,
Toi qui les aime tant.

Va, quand je serai grand,
J'achèterai au marchand,
Toutes ses roses blanches,
Pour ma jolie maman."


C'est une chanson triste. D'une tristesse infinie.
Et encore elle me donnait déjà envie de pleurer alors même que je ne la connaissais pas entièrement!
Et tant mieux...eau de violette.
Elle a été chantée par Piaf cette chanson. Ceci expliquant cela. 3 notes de Piaf me collent le coeur en écharpe depuis toujours. Rapport à l'orgue de barbarie sans doute mais c'est une autre histoire.
Quoique.
On peut y ranger plein de choses: ça, puis ça, puis...l'orgue, puis...
C'est la même boîte à choses.

Une chanson triste donc.
Une chanson "Madeleine".
La mienne, celle de Proust, et celle de quelqu'un que je connais bien.
Un qui a un oeil de petit garçon du dimanche aux roses blanches.

Dis moi...
Comment fais tu pour avoir ce regard-là?
Comment fais tu pour garder ce regard-là?
Un secret.
Quand je serai grande ...tu me diras?
Promets le moi.
S'il te plaît.

Posté par mlleka à 20:48 - vide grenier - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25.08.05

le chat de chester

C'est un couple qui marche, enfin deux qui qui se sont joints et vont. Ils marchent. Ensembles. A des années lumière. Loin et là.Tout à la fois. Peut être ils le savent, parce qu'ils se regardent.
L'un des deux regarde trop, plus que l'autre. Il ralentit.Il a envie de s'arrêter totalement de marcher avec l'autre, envie de s'arrêter dans sa marche partagée et lointaine.
C'est comme une distance tout d'un coup, une absence.
Envie de lâcher. Il suffit de s'arrêter. Il s'arrête.
L'autre continue sans se retourner, sans même s'apercevoir. Il est trop loin. Il est déjà ailleurs. Comme toujours.Ailleurs.
Celui qui s'est arrêté l'a fait comme ça,comme un haussement d'épaule, un coup de dés, pile ou face et stop. Pourquoi pas? pourquoi marcher encore? Il s'est arrêté. Il peut reprendre sa marche, chsoisir son rythme, il peut se retourner et marcher dans l'autre sens , dans n'importe quel autre sens,l'autre ne le voit pas, ne le sait pas, ne le sent pas; il est donc parfaitement libre, de disparaître, ombre qui n'aurait jamais été là, qu'illusion de lui même, de l'autre, comment savoir? Libre de s'arrêter dans sa marche forcée et choisie, moins qu'un battement de cil, hop claquement de doigt, une cigarette s'éteint dans le soir, rideau, elle n'a jamais existé, que dans les arabesques de fumée bleue, légère odeur de tabac blond,un peu insistante, la mémoire, et dissolution dans des nuits sans sommeil et voilà, c'est tout.
Souvent.
Libre d'arrêter sa marche.dans un grand silence spongieux, feutre qui absorbe jusqu'au souvenir du moment, la réalité du moment.
Et dans ce silence infini de l'instant, un grognement terrible dans le ventre, le cri sauvage qui ne sortira pas, hurlement desespéré, pour que l'autre, enfin,se retourne et vienne nous chercher.

[Vide grenier 97]
...

Posté par mlleka à 22:19 - vide grenier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21.12.04

Vide grenier - le cheval rouge

Dans les manèges du mensonge
Le cheval rouge de ton sourire
Tourne
Et je suis là debout planté
Avec le triste fouet de la réalité
Et je n'ai rien à dire
Ton sourire est aussi vrai
Que mes quatre vérités


"Paroles"- Jacques Prévert

Posté par mlleka à 17:22 - vide grenier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19.12.04

Vide grenier - charlotte

Posté par mlleka à 00:46 - vide grenier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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